
Issue d’un concept de Giorgetto Giugiaro resté inachevé depuis plus de 60 ans, la Bizzarrini 5300 Aperta Lusso est une interprétation à ciel ouvert de l’une des plus belles voitures jamais construites, la Bizzarrini 5300 GT.
Giotto Bizzarrini et Giorgetto Giugiaro avaient imaginé ensemble une approche novatrice de la conduite à ciel ouvert : un toit amovible et une magnifique structure arquée, plus légère et plus élégante qu’une capote repliable. Ce projet visionnaire est resté lettre morte jusqu’à aujourd’hui, où le rêve de Giorgetto et Giotto prend vie avec la Bizzarrini 5300 Aperta Lusso.
Seulement dix exemplaires initiaux sont prévus, chacun fabriqué à la main selon les spécifications de son propriétaire. La première commande, La Dolce Vita, est une invitation à se déconnecter du rythme effréné de la vie moderne et à renouer avec la passion et la plaisir de conduire à l’état pur. Son propriétaire rêvait de prendre sa voiture, de quitter la ville et de rouler jusqu’à Portofino…
Né à Livourne en 1926, Giotto Bizzarrini quitte Ferrari lors de la « révolution du palais » de 1961, emportant avec lui les meilleurs ingénieurs de Maranello. Il fonde son propre bureau d’études et conçoit des voitures à sa manière : sophistiquées sur la plan aérodynamique, audacieuses sur le plan technique et irrésistiblement désirables. Sa 5300 GT Corsa remportera sa catégorie aux 24 Heures du Mans 1965.
L’interprétation décapotable de la Corsa a toujours fait partie intégrante de cette vision. En 1962, la structure en arche, devenue depuis emblématique, fut aperçue pour la première fois sur un prototype conçu par Giorgetto Giugiaro chez Bertone. L’entreprise Bizzarrini étant axée sur la compétition, les plans et les dessins de la version décapotable furent archivés et le restèrent après la fermeture de la société en 1969.
Aujourd’hui, à l’aube de la renaissance de la marque, l’Aperta Lusso incarne le lien entre l’héritage et l’avenir de l’entreprise, qui œuvre à la production de la Giotto Hyper GT. Elle évoque les années 60 mais au volant, elle offre toute la sécurité, le confort et la fiabilité d’une voiture moderne.
L’Aperta Lusso est construite autour d’une carrosserie monocoque en composite carbone, avec un châssis semi-monocoque collé. Les deux panneaux de toit en fibre de carbone sont suffisamment légers pour être démontés et rangés dans le coffre par une seule personne. Propulsée par un V8 de 5,3 litres en position centrale avant, le même bloc V8 que Giotto Bizzarrini avait choisi dans les années 1960, développant 400 ch et associé à une boîte manuelle Tremec TKX à cinq rapports, l’Aperta Lusso atteint 280 km/h.
Seule différence par rapport à la GT Corsa Revival, une injection indirecte remplace les célèbres carburateurs Weber 40DCOE. L’échappement, quant à lui, est fabriqué à la main en Inconel et offre, malgré les catalyseurs de série, une sonorité particulièrement rauque à l’accélération.
Le freinage est assuré par des disques ventilés avec étriers 4 pistons à l’avant et 2 pistons à l’arrière, sans assistance au freinage. Le ressenti est direct, comme sur la voiture d’origine. Les jantes Campagnolo en magnésium coulé, à fixation centrale, sont chaussées de pneus Pirelli : 205/50 à l’avant et 255/60 à l’arrière.
L’intérieur est une ode au luxe italien avec des matériaux choisis pour leur qualité et leur beauté. La Dolce Vita, première commande de ce modèle, allie un style italien classique à des matériaux modernes : sièges garnis de cuir de haute qualité, panneaux de porte en cuir et tissu Zegna, tableau de bord sculpté dans une seule pièce de bois et pommeau de levier de vitesses en écaille de tortue italienne incrusté de détails dorés formant le logo Bizzarrini.
Enfin, l’extérieur arbore une teinte métallisée sur mesure, baptisée Azzurro Gaia en hommage à la fille du propriétaire. Ce bleu pâle, inspiré des eaux de la mer Ligure, est rehaussé de reflets dorés métallisés qui lui confèrent dimension et profondeur, notamment sur le fond de la Riviera italienne, berceau spirituel de cette voiture.









