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Urwerk UR-120 Blue Planet : la dernière des UR-120 !

17 juin 2026 - Proposé par James C - Temps de lecture : 3 minutes

Urwerk UR-120 Blue Planet : la dernière des UR-120 !

Troisième et dernière expression d’un modèle devenu légendaire, la UR-120 Blue Planet choisit le bleu pour porte-drapeau. Un bleu profond qui évoque autant la Terre vue de l’espace que l’azur de l’infini.

Ce bleu n’adoucit pas la UR-120 Blue Planet, il la sublime. Sa face supérieure, lisse, sans vis apparentes, semble tendue vers l’avant. Le verre saphir bombé attire le regard. Les anses articulées prolongent le boîtier sans rupture. À 6 heures, un ressort dissimulé dans la corne affine l’ajustement au poignet.

Côté boîtier, la UR-120 Blue Planet repose sur une architecture en deux éléments parfaitement ajustés. Une technique revendiquée par Martin Frei, co-fondateur et directeur artistique d’Urwerk, « J’ai toujours aimé cette approche de la boîte en deux parties, une base et une coque supérieure qui viennent s’emboîter avec précision. »

UR-120 Blue Planet

Côté calibre, le UR-20.01, trois satellites horaires gravitent sur un carrousel central, défilent successivement le long du rail des minutes, puis quittent la scène pour préparer l’heure suivante. C’est là que le salut vulcain prend vie. Lorsque le satellite atteint le flanc gauche du boîtier, il s’ouvre. Ses deux plots rectangulaires s’écartent, forment un V.

Ce signe, familier à plusieurs générations d‘amateurs de science-fiction, prend ici une dimension horlogère à part entière : rotation du carrousel, contre-rotation des satellites pour demeurer lisibles, rotation des plots sur leur propre axe, ouverture et fermeture orchestrées par un ressort en forme de lyre. Les croix de Malte coordonnent chaque séquence avec une précision absolue.

UR-120 Blue Planet
UR-120 Blue Planet
UR-120 Blue Planet

« Le carrousel de cette UR-120 compte à lui seul 175 pièces. À cela s’ajoute la complexité des satellites dont il faut contrôler les interactions au micron près. Notre défi a toujours été d’optimiser les forces. La gestion de l’énergie est fine et complexe. Nous avons utilisé, entre autres, notre élément fétiche, la croix de Malte, et fabriqué dans nos ateliers le ressort en forme de lyre qui est au cœur de cette complication », explique Felix Baumgartner, co-fondateur et maître horloger d’Urwerk.

UR-120 Blue Planet

Sur fond bleu, les ressorts-lyre et les croix de Malte se détachent grâce à un traitement PVD or jaune 24 carats. Ici, l’or ne joue pas la carte de l’ornement, il éclaire la fonction, souligne les organes actifs, les points de tension du mécanisme…

La dernière UR-120 ne tire pas sa révérence. Elle s’envole dans un feu d’artifice doré. Puis disparaît dans le bleu !

Crédits photos : Courtesy of Urwerk


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