
Le concept horloger HM12 The Guardian est un duo mécanique qui associe la très complexe montre-bracelet HM12 à The Guardian, un robot imposant de 38 cm de haut. Une création comprenant 1 500 composants, qui fait l’objet de trois éditions strictement limitées à 12 pièces chacune.
Les robots sont source d’inspiration pour Maximilian Büsser depuis sa plus tendre enfance. En 2015, MB&F s’était associé à L’Épée 1839 pour créer Melchior, une horloge-robot inspirée par ses souvenirs. Aujourd’hui, la Maison présente quelque chose de nouveau : une montre-bracelet qui représente le cerveau d’un robot et un robot qui permet à cette montre d’exister bien au-delà du poignet.
Initialement destinée à célébrer le 20e anniversaire de MB&F, la HM12 The Guardian a nécessité un développement bien plus long que prévu. Le projet s’est étendu et il a gagné en complexité. Cette création revisite des éléments clés de ces vingt dernières années et les réunit dans un seul objet. Elle conjugue design narratif, haute horlogerie, expertise mécanique et relation ludique.
En outre, la HM12 marque un tournant dans l’équipe créative de MB&F puisque Maximilian Büsser a formé un tandem avec Maximilian Maertens pour l’ensemble de la conception et du développement d’une Horological Machine. Auparavant, le travail de ce dernier s’était principalement manifesté dans les horloges et les boîtes à musique co-créées avec L’Épée et Reuge.
La construction du mouvement et du boîtier de la HM12 a nécessité plus de quatre ans de travail. Tous les éléments ont a été conçus au sein de MB&F, avec l’intention narrative comme les contraintes mécaniques à l’esprit. La HM12 a été conçue comme un visage, la montre entière formant la tête du robot. L’affichage de l’heure occupe la place des yeux. Les heures sautantes instantanées à gauche et les minutes traînantes à droite se lisent à la pointe de repères fixes, alors que les informations se succèdent sur des disques tournants.
En dessous, la partie avant du micro-rotor occupe l’emplacement de la bouche. Au-dessus, le tourbillon volant fait office de cerveau. Quant au crâne de la HM12, il est en grande partie composé de verre saphir, ce qui permet à la lumière de pénétrer sous de multiples angles et de frapper directement le tourbillon, visible de face comme de profil, via à une ouverture sur l’un des côtés du boîtier.
Parmi les caractéristiques de la HM12 figure un système de visière qui constitue à la fois une complication et un élément fonctionnel lié à l’histoire que raconte l’objet. Actionnée par la couronne de gauche, celle-ci se déplace en continu de manière linéaire. Le porteur contrôle l’exposition du visage et il peut la figer à tout moment, entre le totalement visible et le totalement masqué. La couronne est débrayable : quand la visière atteint son point d’arrêt, elle se désengage.
Le système est entièrement mécanique et totalement indépendant du mouvement. On compte plus de 200 composants dédiés à cette seule fonction. Chatons, roues polies et angles rentrants témoignent d’un niveau de finition habituellement réservé à l’horlogerie traditionnelle.
Entièrement développé en interne, le calibre HM12 doté de 84 heures de réserve de marche comprend 646 composants, la plupart finis à la main, dont 86 rubis. Au verso, le HM12 joue sur un registre différent : elle adopte un langage horloger plus classique. Alors que la face se rapproche d’une expression futuriste, le dos est modéré. Le calibre a été dessiné pour épouser la forme du boîtier, et non l’inverse. Pour faire écho à l’aspect du visage humain, le mouvement est ajouré, équilibré et symétrique.
Les finitions renforcent le contraste. Les ponts finis à la main sont légèrement incurvés et la platine est grenée. L’arrière du rotor se caractérise par un dôme guilloché réalisé en collaboration avec le célèbre horloger indépendant Kari Voutilainen et son équipe, un exercice d’autant plus exigeant que le guillochage est pratiqué sur une surface sphérique bombée, et non plane.
Pour ne faire qu’un avec The Guardian, la montre se libère de son bracelet via un système de retrait rapide, et se fixe directement sur la tête, via un système de clips conçu pour la maintenir fermement. Le bracelet se range dans un tiroir dissimulé dans le socle du robot. Celui-ci compte 755 composants. Au centre de sa poitrine se trouve un thermomètre mécanique, cœur du robot. Chaque bras porte un outil. D’un côté, un bouclier qui contient une loupe pour inspecter le mouvement. De l’autre, une lampe torche à rayons UV amovible, conçue pour activer le Super-LumiNova sur la montre et sur le robot.
La HM12 The Guardian fait l’objet de trois éditions limitées : Blue, Purple et Green. On ne comptera que douze pièces par couleur, soit un total de trente-six. Pas plus.
















