
Greubel Forsey vient de présenter le Balancier QM, le premier garde-temps à porter le standard Qualité Musée. Cette magnifique création horlogère aux finitions main est toutefois proposée en édition limitée à 33 exemplaires.
Lorsque Robert Greubel et Stephen Forsey ont fondé Greubel Forsey en 2004, la décoration main était une discipline qui n’intéressait que peu de monde. Les deux horlogers ont toutefois choisi de tout miser sur celle-ci, définissant ainsi le standard de qualité que l’Atelier applique à chacun de ses garde-temps. Pour le Balancier QM, la Manufacture a décidé de lui donner enfin un nom : Qualité Musée, ou « QM ».
Chez Greubel Forsey, le même niveau de rigueur est appliqué à tous les garde-temps. Ainsi, une trois aiguilles reçoit la même attention qu’une Grande Sonnerie. Cependant, la Qualité Musée ajoute une exigence supplémentaire, et non des moindres. Chaque composant doit, à lui seul, constituer une véritable œuvre d’art.
Pour exemple, le pont qui maintient le balancier. Le bras est poli bercé, basculé jusqu’au miroir parfait sur son profil bombé. Le plat, à l’extrémité côté pierre, est poli bloqué. Une surface reçoit un perlage, le dessous un cerclage. Les flancs sont polis main le long du contour visible, traités en traits tirés ailleurs. Chaque chanfrein et anglage est poli à la main. Sept opérations, un seul pont. À multiplier maintenant par 298 composants.
L’échappement arbore des finitions là où presque personne ne se donnera la peine de regarder. La roue d’échappement à double niveau est anglée et polie des deux côtés, avec autant de soin sur la surface cachée que sur celle visible. Les palettes sont convexes plutôt que plates, pour laisser la lumière caresser le rubis au lieu de se refléter sur une seule surface. En son cœur : un balancier Greubel Forsey à inertie variable, 12,60 mm, avec six vis de réglage en or. L’organe réglant qui donne son nom au Garde-temps.
Une caractéristique, invisible à l’œil nu, démarque cet organe réglant : un ressort fabriqué entièrement en interne. Celui-ci est étiré en un fil aussi fin qu’un cheveu par une succession de filières en diamant naturel, puis laminé à plat, enroulé à le main et fixé dans un four à vide de précision.
Ceci étant, l’approche Qualité Musée commence avant même la première finition. Elle façonne l’architecture du mouvement en elle-même et rend le garde-temps aussi fascinant à observer de face comme de dos. L’échappement trouve sa place au fond de l’architecture. Le regard monte vers la petite seconde, puis découvre en descendant le barillet, avant de remonter vers les aiguilles en acier bleui à la flamme et, plus haut encore, vers le tour d’heures sous lequel l’aiguille mystérieuse de la réserve de marche se glisse pour afficher les 72 heures de réserve chronométrique sur un secteur.
Deux verres saphirs bombés créent de l’espace pour laisser respirer la composition. En cela, le Balancier QM concrétise une ambition qui anime la Manufacture depuis des années : réduire considérablement les dimensions d’une architecture de mouvement pleinement tridimensionnelle.
En retournant le garde-temps, on découvre le fond de boîtier qui place le système de remontage à l’avant de la scène : des roues aux découvertes polies à la main, aux dents biseautées et polies, rodées main. Des cliquets et ressorts polis noir plat, le bord anglé courant sans interruption autour de chaque composant.
L’approche Qualité Musée a inspiré une série de projets, dont le prochain sera un mouvement dont le rouage est entièrement réalisé en or. Chaque composant est une œuvre d’art. Ensemble, ils offrent une expérience conçue pour fasciner le regard. La même logique imprégnera l’ensemble de la collection.










