
Nouvelle création de L’Entropiste, Festin a l’odeur de celui qui ose. Très puissant, volontairement excessif, Festin est le parfum de ceux qui vivent comme si demain n’existait pas. Rome brûle… Le festin continue.
Rome brûle. Au-dehors, les flammes dévorent la ville, déchirent la nuit. Mais dans le palais de Néron, le temps s’est arrêté. Sur les tables, le festin déborde. Les coupes s’entrechoquent, les étoffes glissent sur la peau, et une pluie de parfums précieux tombe sur les convives comme une bénédiction décadente. C’est l’empereur lui-même qui lance les essences en l’air pour qu’elles s’imprègnent sur les corps échauffés. L’or et la volupté danseront jusqu’à l’aube.
Festin s’ouvre sur la chair sombre de la mûre, froissée de feuille de violette et troublée d’un accord truffe. Le caviar apporte à cet ensemble une évocation saline. Une ouverture dense, où le fruit rencontre la terre et les accents d’une table somptueuse.
Au cœur, le cuir galuchat se tend comme une peau précieuse, traversée d’un souffle marin. La texture change : l’abondance du banquet laisse place à une sensualité plus tactile, au contact du cuir et de la peau.
Puis le fond s’embrase. L’oud, profond et fauve, s’enlace à un accord d’ambre gris. Il prolonge la composition dans un sillage puissant, comme la chaleur qui demeure lorsque le feu s’est éteint.



