Une exceptionnelle collection de 28 Ferrari chez Sotheby’s à Paris

Ferrari  250 GT/L Berlinetta Lusso

Lors de sa vente aux enchères annuelle à Paris, RM Sotheby’s propose une extraordinaire collection de 28 Ferrari ayant appartenu au collectionneur Marcel Petitjean. Les belles italiennes rejoignent les autres lots proposés à la vente le 2 février 2022.

En 2020, RM Sotheby’s avait déjà proposé lors d’une vente aux enchères en ligne, 97 voitures appartenant au célèbre collectionneur. Une collection fruit d’une passion qui débute dans les années 1960 et qui célèbre 30 ans d’histoire des routières de la marque de Maranello. Cerise sur le gâteau, toutes ces voitures sont proposées sans prix de réserve.

Les voitures seront visibles en avant-première à « The Collection », Place Vendôme à Paris les 1er et 2 février 2022. La vente ayant lieu cette année chez Sotheby’s, 76 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris le 2 février 2022.

Ferrari 288 GTO – 1985
Fer de lance de cette collection, une Ferrari 288 GTO de 1985. Une voiture qui incarne l’apogée du développement des supercars au moment de sa sortie d’usine, et qui fut seulement le deuxième modèle de l’histoire de Ferrari à porter les lettres immortelles « GTO ». Seuls 272 exemplaires ont été construits. Coeur de ce mythique modèle, un V8 turbocompressé entouré d’un carrosserie en fibre de carbone et Kevlar.

Ferrari 288 GTO

La voiture proposée ici a été livrée neuve à Bepp Mayer, un pilote de course allemand connu pour courir sur des BMW, dont une 3.5 CSL. Elle possède un certain nombre d’options, comme la climatisation, les vitres électriques ou encore la radio. On appréciera sa superbe couleur Rosso Corsa et son intérieur en cuir Nero. Depuis qu’elle a rejoint la collection de Marcel Petitjean en décembre 1998, cette 288 GTO n’a parcouru que 2 600 kilomètres.

Ferrari 288 GTO

Avec ses outils et son manuel d’origine, et seulement 9 559 km d’origine, elle est sans aucun doute l’une des 288 GTO existantes les plus remarquables à ce jour. Du fait qu’elle soit restée exposée sans rouler depuis plusieurs années, il est recommandé de procéder à une remise en état avant de lui faire reprendre la route.

Ferrari 288 GTO

Ferrari 275 GTB/4 – 1966
La 275 GTB/4, que beaucoup considèrent comme la plus belle Gran Turismo de série produite par Ferrari, représentait le point culminant du concept de motorisation V12 avant. Elle représentait pour Ferrari une étape importante de son évolution, en tirant clairement parti de l’expérience accumulé par la Scuderia en course. En 1966, Ferrari avait remporté huit fois le Championnat du monde de Formule 1 et avait été classé neuf fois premier au général lors des 24 Heures du Mans.

Pininfarina avait appliqué à la carrosserie tout le savoir-faire aérodynamique issu du programme GTO, et le passage à 3 286 cm3 de l’immortel V12 Colombo contribuait à la différencier de sa devancière la 250. En plus de ses roues arrière indépendantes, la 275 recevait une nouvelle boîte-pont à cinq rapports tous synchronisés. Ce concept, qui est toujours en usage chez Ferrari, améliorait la répartition des masses, une première pour le constructeur.

Ferrari 275 GTB/4

Ferrari 275 GTB/4

La Ferrari 275 GTB/4 proposée dans cette collection, châssis n° 09021, est une voiture particulièrement importante puisqu’elle est la toute première 275 GTB a être équipée de quatre arbres à cames en tête, technique jusqu’alors réservée aux Ferrari de Grand Prix et aux voitures de course les plus puissantes. Ferrari l’avait de plus doté d’une alimentation par six carburateurs Weber 40DCN et d’une lubrification par carter sec.

Sortie de Maranello en septembre 1966, dans une magnifique teinte rouge Rosso Rubino avec un intérieur Beige, elle fut immédiatement expédiée vers la capitale pour le Salon de l’Automobile de Paris. Immatriculée 1688 TN 75, elle fut utilisée comme modèle de démonstration, faisant diverses apparitions dans la presse, dont une dans l’édition du mois de juin 1967 de Sport Auto, avant d’être vendue à son premier propriétaire, Charles Jourdan. Celui-ci la gardera pendant deux ans avant qu’elle ne devienne la propriété de Marcel Petitjean en octobre 1969.

Ferrari 275 GTB/4

Immatriculée 8891 QG 67, son moteur a été refait en 1970. Plus tard, elle recevra une boîte de vitesses de rechange. Une marque de l’authenticité de cette 275 réside dans ses pare-chocs d’origine, qui portent gravé le bon numéro de la carrosserie. Mis à part quelques pièces de cuir noir sur les dormants de sièges, son intérieur est considéré comme très proche de l’état d’origine, en particulier son volant.

Ferrari 275 GTB/4

Cette GTB/4 sort de sa retraite, et le prochain chapitre de sa vie reste à écrire, qu’elle remporte un Concours d’Élégance ou qu’elle devienne le joyau d’une autre grande collection.

Ferrari 250 GT/L Berlinetta Lusso – 1964
Présentée au Salon de Paris 1962, la 250 GT/L Berlinetta ou « Lusso » est sans doute l’une des Ferrari Grand Tourisme les plus réussie esthétiquement. Remplaçante de la 250 GT Coupé, elle fut équipée d’un nouvel intérieur avec un tableau de bord revisité. Seulement 350 exemplaires seront construit entre 1962 et 1964.

Ferrari  250 GT/L Berlinetta Lusso

Sur le plan mécanique, le moteur Tipo 168 U de la Lusso constituait un sommet du développement du V12 bloc court Colombo de 3,0 litres, avec notamment un conduit d’admission pour chaque cylindre, dispositif qui fera ses preuves sur la 250 Testa Rossa et les versions course du Spider California. Cette base était complétée par le montage de quatre freins à disque, de quatre amortisseurs Koni et d’un mécanisme de Watts à l’arrière, qui avait été mis au point sur la légendaire 250 GTO.

Ferrari  250 GT/L Berlinetta Lusso

L’exemplaire proposé ici a été fabriqué en 1964. Dans sa finition Argento avec intérieur en cuir Rosso, il a été vendu neuf en Suisse avant de rejoindre la collection Petitjean en 1986. Resté en exposition depuis, cette superbe Ferrari nécessite une remise en service avant utilisation.

Ferrari  250 GT/L Berlinetta Lusso

Ferrari  250 GT/L Berlinetta Lusso

Ferrari 250 GT Cabriolet Série II – 1959
La famille des 250 GT connut un nouveau développement le 1er octobre 1959, lorsque Ferrari dévoila la Série II de sa 250 GT Cabriolet. Tout comme la série I, sa carrosserie est signée Pininfarina. Son V12 Colombo de 3,0 litres est accouplé à une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports et son freinage est assuré par quatre freins à disque. La Série II était avant tout une version grand tourisme de la 250 California Spider issue de la compétition.

Ferrari 250 GT Cabriolet Série II

Selon l’expert de la marque Marcel Massini, 201 exemplaires de la 250 GT Cabriolet Série II ont été produits entre 1959 et 1962, ce qui assure à ce modèle une rareté qui n’a d’égale que son élégance. L’exemplaire proposé ici, le 41ème, sorti de Maranello en Grigio Conchiglia avec un intérieur en cuir et vinyle Rosso, fut livré en juin 1960 à la concession Ferrari de John von Neumann en Californie.

Ferrari 250 GT Cabriolet Série II

Ferrari 250 GT Cabriolet Série II

Cette 250 GT Cabriolet fut achetée en mai 1995 par Marcel Petitjean lors d’une vente aux enchères à Monaco. En 2005, son moteur sera refait en totalité par des spécialistes de la marque. En 2015 et 2017, elle fut exposée à l’Allianz Riviera Stadium de Nice lors du French Riviera Classic Motor Show, et à l’automne 2017 à Saint-Jean-Cap-Ferrat où elle remporta un premier prix.

Ferrari 250 GT Cabriolet Série II

Ferrari 250 GT Cabriolet Série II

Ferrari 250 GTE 2+2 Série III -1963
La Ferrari 250 GTE 2+2 fit ses débuts en 1960 lors du 48ème Salon de l’Automobile de Paris. Ce fut la première quatre places de la marque italienne. Reprenant l’empattement de la légendaire 250 GT LWB Tour de France, sa carrosserie signée Pininfarina était d’une rare élégance. Grâce à son moteur V12 Colombo, elle était capable d’atteindre les 240 km/h et de parcourir le 0 à 100 km/h en moins de 8 secondes.

Ferrari 250 GTE 2+2 Série III

La 250 GTE Série III présentée ici, avec des feux anti-brouillard avant et des feux arrières verticaux, a été construite en avril 1963 et livrée en Italie dans une couleur gris Argento avec un intérieur en cuir noir. Marcel Petitjean l’a acheté en 1986 à J.B. Th. « Hans » Hugenholtz, premier directeur du circuit de Zandvoort, qui l’avait fait restaurer dans les années 1977-1978. C’est lors de cette restauration qu’elle reçu sa teinte rouge actuelle.

Cette Ferrari est restée exposée dans la Collection Petitjean plusieurs années sans rouler et devra donc être remise en état avant de reprendre la route.

Ferrari 250 GTE 2+2 Série III

Ferrari 250 GTE 2+2 Série III

Ferrari 250 GTE 2+2 Série III

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta – 1973
La berlinette 365 GTB/4 a été dévoilée en octobre 1968 au Salon de Paris, affichant une carrosserie complètement nouvelle dessinée par Leonardo Fioravanti, styliste chez Pininfarina. Sa ligne dotée d’un avant agressif en nez de requin était très différente de celle des modèles précédents et elle est restée unique en son genre, ce qui fait de cette voiture une exception dans toute l’histoire des Ferrari de route.

C’est en hommage au succès deFerrari aux 24 Heures de Daytona 1967, raflant les trois premières places, que la berlinette 365 GTB/4 fut surnommé Daytona, bien que cette appellation n’ait jamais été officiellement adoptée par l’usine.

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Livrée neuve en mars 1973 en Allemagne, cette voiture a été achetée en 1979 par Marcel Petitjean alors que le compteur n’affichait que 54.000 km d’origine. À l’époque de l’achat, la voiture était rouge et elle était décrite comme en parfait état de fonctionnement et de première main. Marcel Petitjean l’a ensuite fait repeindre dans sa teinte Rosso Chiaro d’origine. L’intérieur est en état d’origine et comporte ce que l’on décrit aujourd’hui comme les « sièges Daytona ».

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

S’agissant d’une voiture destinée au marché allemand, les jantes à serrage central sont fixées par des boulons octogonaux au lieu des papillons à trois oreilles, et les clignotants avant sont orange, comme sur les versions destinées aux États-Unis et à l’Angleterre. Cette 365 GTB/4 Daytona étant restée en exposition statique, il est recommandé de procéder à une révision complète.

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Les autres Ferrari mises au enchères :
Ferrari 330 GT 2+2 Série I – 1964
Ferrari 330 GT 2+2 Série II – 1966
Ferrari 330 GTC – 1968
Ferrari 365 GT 2+2 – 1968
Ferrari 365 GTC/4 – 1972
Ferrari Dino 208 GT4 – 1975
Ferrari 365 GT4 BB – 1975
Ferrari Dino 308 GT4 – 1975
Ferrari 365 GT4 2+2 1976
Ferrari 308 GTB « Vetroresina » 1977
Ferrari 308 GTB 1978
Ferrari 308 GTS 1978
Ferrari 512 BB 1978
Ferrari 308 GTS 1979
Ferrari 308 GTSi « Project » 1982
Ferrari 400i 1984
Ferrari 308 GTB Quattrovalvole 1984
Ferrari GTB Turbo 1986
Ferrari Testarossa « Monospecchio » 1986
Ferrari 328 GTS 1987
Ferrari Mondial 3.2 Cabriolet 1987
Ferrari Mondial T Coupé 1989

Crédits photos : Alex Penfold ©2021 Courtesy of RM Sotheby’s

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta