Un diamant peut en cacher un autre !

Collectif Diamant

Le Collectif Diamant tire le signal d’alarme face aux différentes appellations du diamant. Aujourd’hui, il existe jusqu’à sept termes différents pour qualifier le diamant, naturel ou non. Un manque de clarté d’autant plus important que les comportements d’achats sont impactés par des critères d’authenticité, d’éthique et de prix.

La loi française sur la terminologie du diamant est claire et ne laisse pas d’ambigüité. Le décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 stipule que la mention « synthétique » est obligatoire dès lors qu’il s’agit d’une pierre dont la fabrication est « provoquée totalement ou partiellement par l’homme ». L’emploi des termes « élevé », « cultivé », « de culture », « vrai », « précieux », « fin », « véritable », « naturel » est interdit.

Or, la réalité est toute autre. Sept termes sont actuellement employés pour désigner différents types de diamants : naturel (extrait de la mine), de synthèse / synthétique / de laboratoire / créé en laboratoire (synonymes pour désigner le diamant fabriqué industriellement à partir de carbone et reproduisant les caractéristiques physiques et chimiques du diamant naturel), simulant (faux diamant réalisé industriellement et n’ayant pas les caractéristiques physiques et chimiques du diamant naturel), de culture (le diamant de culture n’existe pas. Parfois utilisé pour désigner à tort le diamant de synthèse, il est interdit par la loi).

Collectif Diamant

S’appuyant sur les conclusions de l’étude OpinionWay réalisée à sa demande, le Collectif Diamant tire le signal d’alarme sur cette dérive. Il en va de la protection du consommateur, toujours autant attiré par cette gemme : 42% des interviewés envisagent d’acheter un diamant. 65% d’entre eux ont entre 25 et 34 ans.

Si les appellations « diamant naturel » et « diamant synthétique » sont clairement perçues, celle de « diamant de culture », est réellement ambiguë. 55% des personnes interrogées ne savent pas de quoi il s’agit. En situation d’achat, 34% pensent qu’ils feraient l’acquisition d’une pierre naturelle et 25% qu’ils seraient acquéreurs d’une pierre extraite de la terre !

Collectif Diamant

Les résultats de l’étude confirment qu’une sémantique claire, lisible et compréhensible par tout un chacun est indispensable pour la protection du consommateur. Le décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 doit être respecté dans le but de pouvoir acheter un diamant en toute transparence. Il en va de la responsabilité de tous.

Collectif Diamant
La mission du Collectif Diamant est de promouvoir et valoriser l’industrie du diamant naturel, informer sur l’évolution de la filière, encourager l’amélioration des pratiques de l’industrie et mettre en œuvre un programme de promotion du diamant sur le marché français. Il se compose du Natural Diamond Council, de l’UFBJOP, de Francéclat, du Laboratoire Français de Gemmologie (LFG) et de l’Union de la Bijouterie Horlogerie (UBH).
www.diamant-naturel.fr

Crédits photos : Courtesy of Collectif Diamant

Collectif Diamant