Targa Florio, Type 35 et Bugatti Divo…

Bugatti - Targa Florio

Bugatti a eu la magnifique idée de réunir une Divo et une Type 35 sur le tracé sicilien de la Targa Florio, rendant ainsi hommage à Albert Divo. Un circuit automobile étroitement lié à la firme de Molsheim puisque le constructeur y a remporté cinq victoires.

Entre 1925 et 1929, Bugatti domine la course d’endurance en Sicile avec la Type 35. C’est en particulier en 1928 et 1929 qu’un pilote fait la démonstration de son talent, Albert Eugène Diwo, dit Albert Divo, ce qui signifie « étoile » en italien. Né le 24 janvier 1895, le Français s’intéresse à la technologie dès son enfance et commence une formation de mécanicien naval à l’âge de 13 ans.

Au début du 19e siècle, l’aviation, qui en est encore à ses débuts, suscite son intérêt. Pendant la Première Guerre mondiale, il défend son pays en tant que pilote de chasse et améliore les avions au sol. La paix revenue, il fait rapidement preuve de ses capacités au volant de voitures rapides. Il débute chez Sunbeam et Talbot-Darracq, remporte le Grand Prix d’Espagne en 1923 et un an plus tard, il passe chez Delage. En 1928, il est engagé par Bugatti avec le succès que l’on sait.

Bugatti - Targa Florio

En son honneur, Bugatti a développé la spectaculaire Divo, voiture hyper sportive limitée à seulement 40 exemplaires. Son moteur W16 de 8 litres développant 1 500 ch lui permet d’atteindre la vitesse, volontairement limitée, de 380 km/h.

La Bugatti Type 35 est une voiture de course pure souche, un chef d’oeuvre technique. Avec un régime pouvant atteindre 6 000 tr/mn, son moteur huit cylindres de seulement 2 litres, alimenté par deux carburateurs, développe 95 chevaux. Les premiers modèles de la Type 35 roulent à plus de 190 km/h et les modèles suivants, comme la Type 35 B avec son moteur de 2,3 litres à compresseur développant 140 ch, peuvent atteindre des vitesses supérieures à 215 km/h.

Bugatti - Targa Florio

Au siècle dernier, la Targa Florio était l’une des plus importantes courses d’endurance, mais aussi l’une des plus difficiles et des plus dangereuses. C’est en 1906, que des conducteurs internationaux viennent se mesurer pour la première fois dans les rues d’une famille d’entrepreneurs siciliens, les Florio, d’où le nom de l’épreuve.

Les premières années de l’épreuve, un tour du « Piccolo circuito delle Madonie » compte environ 148 kilomètres. En 1919 cette distance sera réduite à 108 kilomètres. Les pilotes se lancent dans le sens contraire à celui des aiguilles d’une montre et doivent négocier environ 1 400 virages. Cinq tours de circuit représentent 540 kilomètres de routes de montagne publiques, bosselées et poussiéreuses. La Targa Florio reste une piste dangereuse réservée qu’aux as au volant. Les équipes sont autorisées à faire le plein et à changer les pneus à n’importe quel endroit du parcours, mais les changements de pilotes ne sont autorisés qu’à la fin d’un tour.

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En 1925, Meo Constantini gagne pour la première fois au volant d’une Bugatti Type 35 et un an plus tard, il renouvelle sa performance. En 1927, Emilio Materassi gagne sur une Bugatti Type 35 C. En 1928 et 1929, Albert Divo remporte la course avec une Type 35. Jamais auparavant un constructeur automobile n’avait remporté la course cinq fois de suite. Une performance qui restera unique jusqu’à la dernière course officielle en 1977.

L’ancienne piste du « Piccolo circuito delle Madonie » longe la voie des stands historiques de Floriopoli en passant par Cerda à l’ouest. La piste originale passe par Caltavuturo au sud, à une altitude de 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, pour revenir dans la vallée, puis par des routes de haute montagne, en passant par Collesano et en redescendant vers Campofelice di Roccella. Le long de la mer Méditerranée, la piste remonte vers Cerda sur quelques kilomètres.

Bugatti - Targa Florio

95 ans après la première victoire de Bugatti, Andy Wallace, pilote essayeur de la marque est au volant d’une Type 35 sur le fameux parcours. Virages étroits, pentes raides et pistes poussiéreuses, le circuit est particulièrement exigeant. « Ce que les pilotes de course comme Albert Divo ont réalisé à l’époque est incroyable. Même si la Type 35 est facile à conduire pour son âge, elle exige un travail musculaire permanent. Les nombreux virages sont serrés, la piste est confuse et l’asphalte est en très mauvais état. Il est impossible de doubler », nous déclare Andy.

Alors que les premiers exemplaires de la Bugatti Divo sont livrés à leurs propriétaires, cette initiative de la marque française vient rendre un vibrant hommage à Albert Divo et au légendaire circuit de la Targa Florio.

Crédits photos : Bugatti

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