Rolex et la voile : technologie et aventure marine.

Rolex Swan Cup 2012

Rolex a profité de sa présence à Baselworld 2019 pour retracer l’histoire entre la manufacture horlogère et la mer. Une histoire qui s’écrit sur les vagues du monde entier depuis les années 1950.

Dès cette période, la marque se lie progressivement aux plus prestigieux clubs nautiques du monde et soutient des navigateurs-aventuriers désireux d’explorer de nouvelles routes ou de tenter des exploits inédits. Naviguant souvent en solitaire, ces marins des temps modernes, qui embarquent avec eux une part de rêve et d’utopie, s’illustrent par leur détermination à affronter un milieu aussi changeant que périlleux.

Les montres Rolex ont ainsi traversé les parallèles et les méridiens, portées par des marins épris d’aventure et des sportifs habités par un vif esprit de compétition.

La précision à bord
En mer, la survie dépend en grande partie de la précision des chronomètres de bord. Un capitaine a en effet besoin de connaître l’heure exacte afin de calculer la longitude, coordonnée qui, croisée avec la latitude, lui donne la position de son bateau sur le globe terrestre. Jusqu’au début du 20ème siècle, ces montres de grand format sont les seuls instruments assez performants pour les navigations hauturières. Hans Wilsdorf, le fondateur de Rolex, participera activement à changer cet état de fait car à ses yeux, la montre-bracelet représente en effet le futur de l’horlogerie.

Les Voiles de St-Tropez 2012

En 1910, une montre-bracelet Rolex obtient le premier bulletin de chronométrie au monde jamais décerné à une montre de ce type par le Bureau de contrôle de la marche des montres de Bienne, en Suisse. En 1914, l’Observatoire de Kew décerne le prestigieux certificat de classe A à une autre montre-bracelet Rolex. Preuve et ainsi faite que montre-bracelet et précision peuvent aller de pair.

Reste à surmonter le défi de l’étanchéité. La précision d’une montre-bracelet demeure en effet fortement compromise si son boîtier ne résiste pas à l’eau et à la poussière. En 1926, Hans Wilsdorf dévoile le boîtier Oyster, parfaitement étanche grâce à un ingénieux système breveté de lunette, de fond et de couronne de remontoir vissés. Cette invention horlogère, suivie par celle du remontage automatique par rotor Perpetual en 1931, révolutionnera la montre-bracelet.

Rolex

À la fois précises, étanches et fiables en plus d’être solides, les montres Rolex peuvent ainsi aisément faire office d’instruments de marine et contribuent à changer le chronomètre de bord de place : de l’habitacle du bateau, il passe au poignet du capitaine.

Des navigateurs hors du commun
Se mesurer à la puissance des océans exige du courage et un goût prononcé pour l’aventure. Plusieurs navigateurs sont partis en mer avec des chronomètres-bracelets Rolex au poignet, à l’instar de Francis Chichester, Bernard Moitessier et sir Robin Knox-Johnson qui se sont illustrés en réalisant les premiers tours du monde à la voile en solitaire et en moins d’une année.

Gipsy Moth IV

Premier homme à naviguer en solitaire autour du monde d’ouest en est, sir Francis Chichester restera à jamais associé à l’histoire de la voile. Il a réalisé son exploit entre 1966 et 1967 à bord de Gipsy Moth IV, un voilier à coque d’acajou, avec une montre Oyster au poignet. Dans une lettre à Rolex en 1968, il écrit : « Je ne peux pas imaginer de montre plus robuste. Quand je l’utilisais pour établir ma position en mer avec mon sextant sur le pont avant, elle était fréquemment heurtée et trempée par les vagues qui balayaient le pont ; jamais elle n’a semblé en être affectée. »

Sir Francis Chichester

De par ses exploits et son mode de vie, Bernard Moitessier a connu un destin de marin hors du commun. En 1968, ce navigateur et écrivain français prend le départ de la Sunday Times Golden Globe Race, première course autour du monde en solitaire et sans escale, à bord de son ketch Joshua. Il porte au poignet une GMT-Master certifié Chronomètre, prêtée par Rolex qui le soutien dans son aventure.

Bernard Moitessier

Alors qu’il vient de passer le cap Horn, Bernard Moitessier va marquer l’histoire par une décision aussi forte qu’inattendue : il renonce à remonter l’Atlantique et à rejoindre l’Angleterre, point de départ et d’arrivée de la compétition et poursuit sa route en suivant les alizés de l’hémisphère Sud. L’étude de ses journaux de bord révélera par la suite qu’il était en tête de la compétition. Pour annoncer son retrait de la Golden Globe, il envoie une note à l’aide d’un lance-pierre sur un cargo juste après avoir passé le cap de Bonne-Espérance : « Je continue sans escale vers les îles du Paci que parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme. » Il finit par arriver à Tahiti après trois cents jours en mer et 37 455 milles nautiques parcourus. Il devient ainsi le détenteur de la plus longue navigation en solitaire, en termes de distance.

Ancien de la marine marchande britannique et de la Royal Naval Reserve, sir Robin Knox-Johnston est entré dans la légende de la voile contemporaine en remportant, en 1969, la Sunday Times Golden Globe Race sur son ketch Suhaili, après trois cent douze jours en mer. Durant toute la compétition, il portait une montre Explorer de Rolex.

Sir Robin Knox Johnston

Sa victoire à l’issue de cette circumnavigation mémorable a marqué le début d’une carrière de skipper exceptionnelle, au cours de laquelle il est sorti vainqueur de plusieurs courses de haut niveau. À l’âge de 75 ans, il arrive sur la troisième marche du podium de la Route du Rhum 2014 dans sa catégorie, avec son monocoque Grey Power.

Performance et tradition
Le yachting est une discipline sportive historique qui requiert de l’audace et un sens aigu de la stratégie. Au-delà des qualités intellectuelles et physiques indispensables à la pratique de la voile, certains skippers et membres d’équipage partagent une philosophie basée sur le respect de l’adversaire et sur l’envie de livrer, à chaque fois, la meilleure performance.

À l’instar des montres Rolex, les bateaux engagés dans les compétitions soutenues par la marque conjuguent techniques de pointe et savoir-faire artisanaux. Ces voiliers appartiennent au nec plus ultra de leurs catégories respectives compte tenu de leur conception, des procédés de construction et des matériaux utilisés.

Rolex Giraglia 2018

Les valeurs partagées et les nombreux points communs entre horlogerie et construction navale : performance, innovation et élégance ont naturellement mené au partenariat qui unit Rolex et le chantier naval finlandais Nautor’s Swan depuis plus de trente ans déjà. Fondé en 1966 par Pekka Koskenkylä, architecte naval, Nautor’s Swan est réputé pour l’excellente facture de ses bateaux, qui se distinguent notamment par leurs performances en course.

Le premier partenariat officiel de Rolex avec un club de voile remonte à 1958 lorsque la marque se lie au New York Yacht Club, fondateur de la Coupe de l’America. Aujourd’hui, Rolex est associé à une douzaine de yacht-clubs dans le monde entier.

Rolex

La Rolex Sydney Hobart Yacht Race, course organisée par le Cruising Yacht Club of Australia de Sydney, rassemble plus d’une centaine de bateaux qui parcourent les 628 milles nautiques séparant la métropole australienne de la ville de Hobart, en Tasmanie. Durant ce périple, les équipages affrontent des conditions météorologiques imprévisibles et souvent impitoyables.

Dans le même esprit, la Rolex Fastnet Race, organisée par le Royal Ocean Racing Club de Londres, réunit quelque 3000 marins et plus de 300 voiliers. L’itinéraire, qui longe le sud des côtes britanniques et traverse à deux reprises la mer Celtique, est connu pour ses eaux tumultueuses et fait de la Rolex Fastnet Race une course au large aussi courue qu’exigeante.

La gamme Yacht-Master
La gamme Yacht-Master, lancée en 1992, célèbre les liens étroits qui unissent Rolex et le monde de la voile et de la régate. Développées spécialement pour répondre aux exigences et aux besoins des navigateurs, ces montres de sport techniques et élégantes sont avant tout des instruments utiles et fiables à bord d’un bateau.

Avec leurs fonctions heures, minutes, secondes et date, les modèles Oyster Perpetual Yacht-Master 37, Oyster Perpetual Yacht-Master 40 et maintenant Oyster Perpetual Yacht-Master 42 permettent aux navigateurs d’effectuer des relevés en haute mer afin de déterminer exactement la position de leur bateau.

Rolex

Grâce à la lunette tournante bidirectionnelle graduée 60 minutes, les navigateurs ont la possibilité de mesurer le laps de temps écoulé entre des repères présents à la surface de l’eau, par exemple deux bouées. Elle peut également s’avérer utile pour la gestion des quarts : elle peut être réglée pour rappeler le moment où une partie de l’équipage doit venir prendre le relais de celle qui était opérationnelle jusqu’alors. La lunette tournante permet aussi d’anticiper les manœuvres, à l’approche d’un grain par exemple.

À l’entraînement et lors de compétitions, la lunette tournante peut aussi servir à comptabiliser le temps que prennent certaines manœuvres, comme un changement de voile ou une prise de ris.

Oyster Perpetual Yacht-Master 42

L’Oyster Perpetual Yacht-Master II est un chronographe haute précision unique en son genre. Elle dispose d’une fonction compte à rebours programmable à mémoire mécanique et synchronisable en vol. Elle se distingue également par sa grande lisibilité et sa facilité d’utilisation dans l’action.

La Yacht-Master II a été conçue spécifiquement pour les départs de régate, qui se déroulent généralement en trois temps marqués par différents signaux sonores et visuels : début du compte à rebours, phase préparatoire et départ de la course. L’accès à la fonction programmation du compte à rebours se fait par l’intermédiaire de la lunette tournante grâce au Ring Command, un système d’interaction entre habillage et mouvement développé par Rolex.

Le compte à rebours se lit sur l’échelle graduée de 10 à 0 minutes sur le cadran et répétée sur la lunette à l’aide d’une aiguille terminée par un triangle rouge. La durée du compte à rebours, qui peut varier d’une course à l’autre en fonction de son règlement, est enregistrée grâce à la mémoire mécanique. Cela permet de relancer une nouvelle mesure sans avoir à reprogrammer la montre, par exemple lors de la manche suivante ou à l’occasion d’une prochaine régate pour laquelle la durée imposée par le règlement est identique.

Crédits photos : Courtesy of Rolex.

Oyster Perpetual Yacht-Master II

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