Urwerk UR-111C : une merveille de micromécanique !

Urwerk UR-111C

La Urwerk UR-111C est belle, elle est complexe. Son développement et son montage tiennent autant du défi que du casse-tête. Ce dernier opus micromécanique se range sans hésitation parmi les « Projets Spéciaux » de la marque !

Cette nouveauté revendique une descendance directe avec la célèbre UR-CC1 « King Cobra ». Elle est sa digne héritière en termes d’originalité et de virtuosité mécanique : double affichage des minutes, linéaire et trainante, heures digitales sautantes, secondes squelettées avec transmetteur optique. De plus, la UR-111C offre pour la première fois l’expérience d’une couronne nouvelle génération.

Felix Baumgartner et Martin Frei, les deux fondateurs de la marque Urwerk, ont toujours mis en avant le besoin et le plaisir de l’interaction d’un propriétaire avec sa montre. Ainsi ils ont passé bien du temps, l’un à la planche à dessin, l’autre sur ses croquis techniques pour créer une pièce qui éveille la curiosité, l’attention et les sens.

Un cylindre intégré dans la partie supérieure du boîtier, au- dessus du mouvement, tient lieu de couronne de remontage. Faire rouler ce long cylindre cannelé pour remonter sa montre est une sensation nouvelle. Il a fallu développer un jeu original d’engrenage miniature, des articulations complexes et un faisceau de roues intermédiaires pour faire fonctionner ce nouveau système. Pour enclencher la mise à l’heure, il faut embrayer le système grâce au levier situé sur le flanc de la UR-111C. Le réglage se fait par la couronne cylindrique dans les deux sens, avancée ou recul.

Urwerk UR-111C

Les heures digitales sautantes et les minutes trainantes sont affichées sur des cônes rotatifs. Elles prennent place sous des capots de glace saphir placées sur les côtés du boîtier. Leur axe de lecture est tel que l’on peut vérifier l’heure d’un coup d’œil, sans rotation du poignet. Au centre de ce dispositif, se trouve l’indication des minutes linéaires. La conversion en tracé linéaire de l’avancée des minutes a nécessité, là encore, le développement d’une transmission mécanique originale et précise à l’aide d’engrenages coniques miniatures.

L’indication numérique des secondes est également une première mondiale. Les unités des secondes, squelettées pour plus de légèreté, sont reparties équitablement sur deux roues : 10, 20, 30, 40, 50, 60 d’un côté et 5, 15, 25, 35, 45, 55 de l’autre. Ces deux index vont s’imbriquer l’un dans l’autre afin d’illustrer une avancée du temps très graphique. Cet enchevêtrement est sublimé par un conducteur d’image. Il s’agit d’un réseau de faisceaux optiques placé à 1/10ème de millimètre au-dessus de cette indication. Ce conducteur, au contraire d’une loupe ne va pas distordre mais véhiculer l’image des secondes à fleur de carrure pour une lecture parfaite et confortable.

Urwerk UR-111C

La dernière touche, et non des moindres, portée à la UR-111C réside dans son boîtier. Si sa ligne esthétique rappelle celle de la UR-CC1, l’analogie à l’automobile, futuriste, a été poussée d’un cran. Pour emboîter un tel mécanisme dans un tel boitier dont le corps central est fait d’un seul tenant, il a fallu ruser. L’emboitage se fait donc sur la tranche !

Les finitions du boîtier valent la peine d’être examinées de plus près, sablée, microbillée, poli ou satiné s’alternent en toute harmonie. Ainsi, une simple vis peut à elle seule accueillir différentes terminaisons suivant la face observée. Enfin, pour parachever l’ouvrage, les éléments inhérents à la lecture des secondes sont posés et paramétrés sonnant la fin de ce montage périlleux.

La Urwerk UR-111C est disponible en édition limitée à 25 pièces en acier poli et 25 pièces en acier traité « gunmetal ».

Crédits photos : Urwerk.

Urwerk UR-111C

Urwerk UR-111C

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